L’espace du Berjean s’est refait une beauté

Est-ce bien sérieux ?

En lisant La dépêche du 19 janvier, les Escalquinois ont pu apprendre que : « L’espace du Berjean s’est refait une beauté »

L’équipe majoritaire a en effet entrepris d’indispensables travaux… en faisant repeindre les murs et les portes des parties communes de l’espace du Berjean, car : « depuis 2012 aucuns travaux de peinture n’avaient été entrepris ».

Dans le dogme affiché de la rigueur économique et budgétaire concernant les associations et l’action sociale, dont on entend dire en permanence qu’elles coûtent trop cher, les Escalquinois pourront maintenant s’interroger sur la nécessité absolue, en ces temps plus que difficiles, de repeindre des locaux publics qui ont moins de 8 ans, et dont chacun connaît le bon état.

De même, en continuant leur lecture, les Escalquinois ont pu comprendre que « des couleurs plus modernes », « le respect de la charte de la ville » et « la déclinaison des couleurs du Logo de la ville sur les portes d’entrée des salles » étaient nécessaires pour qu’ils puissent pratiquer leurs activités favorites dans de bonnes conditions, et sans doute leur éviter de se perdre dans les couloirs.

Tout cela n’est pas très sérieux, mais pose des questions qui le sont :

  • Était-il nécessaire d’engager des travaux inutiles dans cette période si délicate ? Pour une équipe qui, lors de sa campagne électorale prônait le « pragmatisme » et le « réalisme » ?
  • Était-il cohérent pour une équipe qui promettait de «préserver la qualité de vie à Escalquens» de dilapider les ressources municipales pour repeindre un local qui n’en avait pas besoin, plutôt que d’aider ceux qui sont en réelle difficulté, soit pour pratiquer leurs activités, soit simplement pour pouvoir envoyer leurs enfants à l’école ?

Vouloir répondre à ces questions c’est commencer par dénoncer le principe d’une « gestion apolitique » de notre commune, telle que l’actuelle équipe dirigeante la revendique. Rappelons d’abord que vouloir gérer et administrer une cité, une région, etc. implique de faire des choix, de fixer des priorités, donc de définir une politique.

Aujourd’hui, en ce qui concerne la politique associative et sociale d’Escalquens, notre maire à choisi la peinture et la charte graphique, bref la communication, au détriment de la solidarité et de la cohésion sociale.

Voilà la réponse donnée par le maire lorsque nous avons évoqué la possibilité d’une prise en charge des masques des enfants de familles en difficulté, pour aller à l’école : C’est la responsabilité des parents d’assurer la protection de leurs enfants et ils doivent en assumer le coût (conseil municipal du 14 décembre 2020).

En revanche, une jolie peinture n’a pas de prix.


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